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L’intégrité comme critère de recrutement ?

« Quand vous cherchez des gens à recruter, vous devez rechercher trois qualités: l’intégrité, l’intelligence et l’énergie. Et s’ils ne possèdent pas la première, les deux autres vous tueront. »

Ce conseil de recrutement est donné par Warren Buffett, l’homme le plus riche du monde, juste après Bill Gates…C’est apparemment simple à comprendre et assez banal. Pour s’en persuader, il suffit de lister les trois qualités contraires : malhonnêteté, sottise et apathie. Qui engagerait des candidats doués de telles qualifications ? L’intérêt du conseil est donc ailleurs. L’intelligence et l’énergie, on voit bien de quoi il s’agit : compétences techniques, facultés de compréhension et d’adaptation, vitalité et volonté d’agir. Mais sans l’intégrité, Warren Buffett nous dit que ces qualités se détournent de la finalité de l’emploi à occuper et deviennent des armes mortelles contre l’entreprise. Raison pour laquelle il en fait son premier critère de recrutement.

 

Warren_Buffett

Il reste à définir l’intégrité. Dans les entreprises anglo-saxonnes, l’intégrité désigne habituellement le respect d’un code de valeurs morales où se retrouvent honnêteté, confiance, justice, respect, responsabilité…Être intègre consiste à se conformer à un ensemble de lignes de conduite.

Une première question pratique se pose alors. Comment détecter cette indispensable qualité à l’embauche ? Il existe des méthodes pour évaluer compétences et vitalité. Mais pour l’intégrité, quels sont les tests appropriés ? Les recruteurs disposent-ils d’un pied à coulisse pour mesurer la volonté de respecter le code de valeurs de l’entreprise ? Faut-il faire confiance à son intuition ?
Sans doute, certains indices peuvent mettre sur la voie : le candidat qui n’a jamais fait d’erreur, qui sait tout sur tout, qui n’a jamais connu d’échec, qui se dit tellement en harmonie avec les valeurs de l’entreprise… risque d’éveiller des soupçons. Mais la situation de recrutement est artificielle et peut favoriser les caméléons les mieux préparés.
C’est en réalité après l’embauche que l’essentiel se joue.
L’observation des comportements d’une personne en situation de travail permet d’évaluer le comportement intègre sur des exemples concrets et non en valeur absolue. L’attitude face aux difficultés rencontrées est très révélatrice. En cas de crise, il est par exemple possible d’observer si les informations transmises sont  »vraies », c’est à dire complètes, factuelles, précises, utilisables par leurs destinataires.

Cette observation du comportement doit avoir de l’importance, c’est à dire des conséquences pratiques, positives ou négatives, pour les personnes. Observation, évaluation et reconnaissance doivent être liées. C’est pour l’entreprise le moyen d’assurer la crédibilité de son propre code et d’encourager les comportements attendus.

A défaut, le critère d’intégrité ne sera qu’un morceau de papier dépourvu de signification et, à en croire Warren Buffett, l’entreprise serait en grand danger.

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